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Posted On Februar 28, 2015By Die RedaktionIn Crimemag, Krimigedicht

Krimigedicht: Le Vampire – Charles Baudelaire

Le Vampire de Charles Baudelaire Toi qui, comme un coup de couteau, Dans mon coeur plaintif es entrée; Toi qui, forte comme un troupeau De démons, vins, folle et parée, De mon esprit humilié Faire ton lit et ton domaine; — Infâme à qui je suis lié Comme le forçat à la chaîne, Comme au jeu le joueur têtu, Comme à la bouteille l’ivrogne, Comme aux vermines la charogne — Maudite, maudite sois-tu! J’ai prié le glaive rapide De conquérir ma liberté, Et j’ai dit au poison perfide De secourirRead More

Posted On Januar 17, 2015By Die RedaktionIn Crimemag, Krimigedicht

Krimigedicht: Charles Baudelaire – Le Poison

Le Poison von Charles Baudelaire Le vin sait revêtir le plus sordide bouge D’un luxe miraculeux, Et fait surgir plus d’un portique fabuleux Dans l’or de sa vapeur rouge, Comme un soleil couchant dans un ciel nébuleux. L’opium agrandit ce qui n’a pas de bornes, Allonge l’illimité, Approfondit le temps, creuse la volupté, Et de plaisirs noirs et mornes Remplit l’âme au delà de sa capacité. Tout cela ne vaut pas le poison qui découle De tes yeux, de tes yeux verts, Lacs où mon âme tremble et se voitRead More

Posted On April 6, 2013By Die RedaktionIn Crimemag, Krimigedicht

Krimigedicht: Charles Baudelaire Danse Macabre

Danse macabre von Charles Baudelaire À Ernest Christophe Fière, autant qu’un vivant, de sa noble stature Avec son gros bouquet, son mouchoir et ses gants Elle a la nonchalance et la désinvolture D’une coquette maigre aux airs extravagants. Vit-on jamais au bal une taille plus mince? Sa robe exagérée, en sa royale ampleur, S’écroule abondamment sur un pied sec que pince Un soulier pomponné, joli comme une fleur. La ruche qui se joue au bord des clavicules, Comme un ruisseau lascif qui se frotte au rocher, Défend pudiquement des lazziRead More

Posted On August 20, 2011By Die RedaktionIn Crimemag

Krimigedicht: Charles Baudelaire – Une Charogne

Une Charogne Von Charles Baudelaire Rappelez-vous l’objet que nous vîmes, mon âme, Ce beau matin d’été si doux: Au détour d’un sentier une charogne infâme Sur un lit semé de cailloux, Les jambes en l’air, comme une femme lubrique, Brûlante et suant les poisons, Ouvrait d’une façon nonchalante et cynique Son ventre plein d’exhalaisons. Le soleil rayonnait sur cette pourriture, Comme afin de la cuire à point, Et de rendre au centuple à la grande Nature Tout ce qu’ensemble elle avait joint; Et le ciel regardait la carcasse superbe CommeRead More